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30 mai 2026 2025-06-11 10:38Forum
INSP (ex-ENA)
Citation de Invité le 8 août 2025, 22:12Bonjour à tous,
J’ai remarqué que plusieurs partners en M&A ou en conseil en stratégie sont passés par l’ENA, aujourd’hui devenue l’INSP. Je me pose plusieurs questions :
- Quel est l’intérêt concret de suivre cette formation pour quelqu’un venant de la finance (M&A, PE), qui souhaite commencer dans la fonction publique et, éventuellement, revenir en M&A par la suite ?
- Est-ce encore aussi prestigieux qu’avant depuis la réforme et le changement de nom ?
- Est-ce accessible pour un profil top 5 école de commerce post-prépa, sans formation juridique ni expérience dans le secteur public (avec une césure full M&A) ?
Bonjour à tous,
J’ai remarqué que plusieurs partners en M&A ou en conseil en stratégie sont passés par l’ENA, aujourd’hui devenue l’INSP. Je me pose plusieurs questions :
- Quel est l’intérêt concret de suivre cette formation pour quelqu’un venant de la finance (M&A, PE), qui souhaite commencer dans la fonction publique et, éventuellement, revenir en M&A par la suite ?
- Est-ce encore aussi prestigieux qu’avant depuis la réforme et le changement de nom ?
- Est-ce accessible pour un profil top 5 école de commerce post-prépa, sans formation juridique ni expérience dans le secteur public (avec une césure full M&A) ?
Citation de Invité le 19 août 2025, 16:50On ne fait pas l’INSP pour devenir banquier d’affaires: “je vais tenter un des concours les plus difficiles de France, cravacher pour sortir dans la botte, décrocher Bercy, travailler pendant une dizaine d’année pour faire ma place dans les meilleures directions et cabinets, afin de réaliser mon rêve de devenir ED chez GS”.
On ne fait pas l’INSP pour devenir banquier d’affaires: “je vais tenter un des concours les plus difficiles de France, cravacher pour sortir dans la botte, décrocher Bercy, travailler pendant une dizaine d’année pour faire ma place dans les meilleures directions et cabinets, afin de réaliser mon rêve de devenir ED chez GS”.
Citation de Invité le 19 août 2025, 16:51C’était surtout du parachutage à l’époque pour gagner de l’argent. Ça ne se fait quasiment plus aujourd’hui. Je connais deux anciens énarques qui ont essayé ne serait-ce que d’avoir un rendez-vous avec le CEO de Lazard (lui même ancien énarque) mais ils n’ont jamais eu de retour
C’était surtout du parachutage à l’époque pour gagner de l’argent. Ça ne se fait quasiment plus aujourd’hui. Je connais deux anciens énarques qui ont essayé ne serait-ce que d’avoir un rendez-vous avec le CEO de Lazard (lui même ancien énarque) mais ils n’ont jamais eu de retour
Citation de Invité le 19 août 2025, 16:52Personnellement, j’ai échangé avec trois anciens énarques (l’un ancien PDG d’AXA, l’autre ancien PDG d’Air France et un autre ancien secrétaire générale de L’elysee) et leur réponse étaient tous là même. Cela ne faut désormais plus la peine il est préférable d’aller faire un MBA dans une grande université américaine. Pour eux deux raisons expliquent la perte de prestige.
1- Avant les entreprises étaient dans leur grande la majorité publique. Des lors pour faire un deal, il était nécessaire d’avoir une connaissance de l’administration et donc les banques a avait besoin d’avoir des énarques. Ce n’est plus le cas aujourd’hui
2- L’Etat est excrément mal géré donc personne n’a envie de embaucher des mecs qu’on explose le déficit public
3- L’accès au grands corps n’est plus en sortie d’école donc sa pert en prestige. Mais en tout cas, les trois m’ont dit que s’ils étaient étudiants aujourd’hui, ils préféraient aller
Personnellement, j’ai échangé avec trois anciens énarques (l’un ancien PDG d’AXA, l’autre ancien PDG d’Air France et un autre ancien secrétaire générale de L’elysee) et leur réponse étaient tous là même. Cela ne faut désormais plus la peine il est préférable d’aller faire un MBA dans une grande université américaine. Pour eux deux raisons expliquent la perte de prestige.
1- Avant les entreprises étaient dans leur grande la majorité publique. Des lors pour faire un deal, il était nécessaire d’avoir une connaissance de l’administration et donc les banques a avait besoin d’avoir des énarques. Ce n’est plus le cas aujourd’hui
2- L’Etat est excrément mal géré donc personne n’a envie de embaucher des mecs qu’on explose le déficit public
3- L’accès au grands corps n’est plus en sortie d’école donc sa pert en prestige. Mais en tout cas, les trois m’ont dit que s’ils étaient étudiants aujourd’hui, ils préféraient aller
Citation de Invité le 19 août 2025, 17:12Bonjour,
Je me permets de répondre sur différents points.
Avant d’être une formation, l’INSP est surtout un concours qui permet d’accéder à la haute fonction publique et à son statut A+: la qualité de l’enseignement n’est pas une raison suffisante pour faire le concours.
Le prestige du concours reste important mais c’est la suppression de la botte, qui recule l’accès aux grands corps d’Etat qui peut éroder l’intérêt. Il n’est plus possible d’intégrer directement IGF, CE, Cour des Comptes etc. Or ce sont les postes qui se « revendent »bien dans le privé. Aujourd’hui, les INSP doivent intégrer une administration sur un poste d’adjoint ou de chef de bureau. L’intégration des grands corps se fait quelques années plus tard, sur dossier, avec des durées limitées (à l’exception des juridictions type CE et Cour des Comptes où l’intégration est permanente). Il existe néanmoins des concours accessibles hors INSP notamment à l’IGF mais c’est extrêmement sélectif (HEC/ X/ ENS) : les offres sont publiées chaque année sur le site de l’IGF.
C’est un concours qui reste accessible à des profils d’excellentes écoles de commerce qui savent bachoter, sont motivés pour se remettre à niveau et font une prépa dédiée (qui peut prendre entre 1 et 2 ans). Le niveau est exigeant et nécessite une véritable culture administrative : des stages, des références, une compréhension de cet univers. Il faut également être au niveau dans bcp de matières très différentes : économie, relations internationales, droit public, finances publiques, questions contemporaines.. Ce qui explique la large proportion de Sciences Po et ENS dans les admis.
Dernier point : la scolarité étant rémunérée, les énarques doivent une « pantoufle » à l’Etat s’ils souhaitent partir dans le privé avant d’avoir fait le nombre d’années requis.
En conclusion : à moins d’avoir une passion pour le secteur public et l’envie de faire sa carrière comme fonctionnaire, il y a des voies plus adaptées. Je recommande de lire les rapports de jury qui sortent chaque année pour creuser.
Bonjour,
Je me permets de répondre sur différents points.
Avant d’être une formation, l’INSP est surtout un concours qui permet d’accéder à la haute fonction publique et à son statut A+: la qualité de l’enseignement n’est pas une raison suffisante pour faire le concours.
Le prestige du concours reste important mais c’est la suppression de la botte, qui recule l’accès aux grands corps d’Etat qui peut éroder l’intérêt. Il n’est plus possible d’intégrer directement IGF, CE, Cour des Comptes etc. Or ce sont les postes qui se « revendent »bien dans le privé. Aujourd’hui, les INSP doivent intégrer une administration sur un poste d’adjoint ou de chef de bureau. L’intégration des grands corps se fait quelques années plus tard, sur dossier, avec des durées limitées (à l’exception des juridictions type CE et Cour des Comptes où l’intégration est permanente). Il existe néanmoins des concours accessibles hors INSP notamment à l’IGF mais c’est extrêmement sélectif (HEC/ X/ ENS) : les offres sont publiées chaque année sur le site de l’IGF.
C’est un concours qui reste accessible à des profils d’excellentes écoles de commerce qui savent bachoter, sont motivés pour se remettre à niveau et font une prépa dédiée (qui peut prendre entre 1 et 2 ans). Le niveau est exigeant et nécessite une véritable culture administrative : des stages, des références, une compréhension de cet univers. Il faut également être au niveau dans bcp de matières très différentes : économie, relations internationales, droit public, finances publiques, questions contemporaines.. Ce qui explique la large proportion de Sciences Po et ENS dans les admis.
Dernier point : la scolarité étant rémunérée, les énarques doivent une « pantoufle » à l’Etat s’ils souhaitent partir dans le privé avant d’avoir fait le nombre d’années requis.
En conclusion : à moins d’avoir une passion pour le secteur public et l’envie de faire sa carrière comme fonctionnaire, il y a des voies plus adaptées. Je recommande de lire les rapports de jury qui sortent chaque année pour creuser.