Forum Home » ForumMenuNavigation du forumForumActivitéSe connecterS’inscrireFil d’Ariane du forum – Vous êtes ici :ForumForums de discussion: Fusions et acquisitionsThe recruitment process in FranceRépondreRépondre: The recruitment process in France <blockquote><div class="quotetitle">Citation de Invité le 15 août 2026, 11:58</div><blockquote> <div class="quotetitle">Citation de Invité le 15 août 2026, 10:01</div> <blockquote> <div class="quotetitle">Citation de Invité le 14 août 2026, 22:00</div> <blockquote> <div class="quotetitle">Citation de Invité le 14 août 2026, 20:32</div> <blockquote> <div class="quotetitle">Citation de Invité le 14 août 2026, 18:01</div> Pour avoir moi-même géré des recrutements pour un fonds tout en étant en front (je ne suis pas RH), j’ai plutôt le sentiment que lorsque ce sont directement les opérationnels qui recrutent (contrairement aux RH dans les grandes banques) et encore plus dans les petites équipes, la logique est avant tout très pragmatique : est-ce que cette personne est solide et va réellement nous faire gagner du temps ? Est ce que c’est un futur bon investisseur qui aura du carried et qui va me faire gagner de l’argent ? Recruter quelqu’un de très bon, c’est potentiellement finir plus tôt le soir et gagner du temps avec sa famille et ses enfants. Personnellement je m’en fou de la couleur de peau, je veux juste maximiser mon temps dans la journée et faire des bons invests pour gagner de l’argent et c’est le cas de la plupart des gens que je connais en PE …</blockquote> D'accord avec ce constat, le sujet est encore une fois la part de minorités ethniques (hors marocains de lycées français) qui ont un parcours optimisé (prepa, parisienne, top 5, ScPo Stratfin, etc., puis les bons stages pour le CDI). Il y en a vraiment très peu</blockquote> En tant que blanc issu d’un milieu défavorisé, j’ai autant de difficultés que des personnes racisées pour « percer » en finance. J’irai même plus loin. À classe sociale égale, j’ai connu plus de difficultés que des camarades racisées qui ont grandi à Paris, intra et extra-muros, et qui ont plusieurs fois dans leur vie entendus parler de cursus sélectifs, quand j’étais complètement ignorant dans ma campagne très blanche. Loin de moi l’idée de jouer le jeu idiot de qui est le plus défavorisé ou de faire une guerre communautariste, mais c’est bien de rappeler que le débat est social, pas ethnique.</blockquote> Pour avoir fait passé beaucoup d’entretiens de profils juniors, très peu de profils racisés dans les candidatures qualifiées. Et en entretien / acceptation par les MD, une discrimination beaucoup plus sociale et parisianisme qu’ethnique. Forte reproduction sociale et entre soi demandé dans les entretiens, les validations par le haut et surtout on retrouve ces mêmes mécanismes dans l’intégration et le traitement des stagiaires. En IB comme en PE. Déjà vu un partner pour qui un accent toulousain marqué c’était rédhibitoire…</blockquote> La hiérarchie reste souvent implicite : capitale > province > étranger. Mon accent toulousain m’a déjà desservi, mais le phénomène n’est pas spécifiquement français : à Milan, les accents méridionaux ou centraux peuvent eux aussi susciter des biais. Autre exemple, un MD italien m’a même dit un jour : « Tu ne rentreras jamais dans cette banque, tu n’es pas italien. » Il ne faut pas se leurrer : la finance, particulièrement corporate, repose sur la confiance, elle-même largement fondée sur un capital culturel partagé. L’école ne transmet pas seulement des compétences, mais aussi des références, des habitus et des codes tacites. L’étranger peut donc disposer des mêmes compétences sans posséder les mêmes grilles de lecture sociales. C’est souvent moins la compétence que cette proximité culturelle qui devient le véritable discriminant. Londres et New York constituent davantage des exceptions, en raison de leur caractère intrinsèquement cosmopoli</blockquote><br> Annuler