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Top Performer #4 | M&A dans l’équipe Consumer, Retail & Luxury d’une banque française

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Top Performer #4 | M&A dans l’équipe Consumer, Retail & Luxury d’une banque française

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L’interviewé a décidé de garder son anonymat pour des raisons personnelles et professionnelles.

Entretien exclusif avec un banquier d’affaires en M&A, actuellement en poste dans l’équipe Consumer, Retail & Luxury d’une banque française, et doté d’une expérience en stage dans le Private Equity

Nous tenons à remercier chaleureusement l’interviewé pour le temps qu’il nous a consacré et pour sa contribution précieuse, qui inspirera et guidera de nombreux étudiants dans leur future carrière.

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Prépa et HEC : les fondations de votre parcours

Vous avez suivi une classe préparatoire hors contrat, d’abord à IPESUP puis à Commercia. Pourquoi avez-vous choisi cette voie, et comment ces années vous ont-elles préparé à intégrer HEC Paris ?

J’ai souhaité faire une prépa commerciale car j’avais un intérêt sincère pour l’économie depuis le lycée et parce que j’avais davantage envie d’apprendre en effectifs réduits plutôt qu’en amphi, où, à 18 ans, il est facile de décrocher. J’ai passé 3 ans en prépa hors contrat, car je n’étais pas satisfait de mon affection Parcoursup’ et car IPESUP se situait tout proche de chez moi. Ce furent 3 années très exigeantes, difficiles, surtout au début, mais qui, avec le temps, m’ont procuré de plus en plus de satisfaction dans la mesure où je réalisais des progrès continus.

Quels moments ou enseignements marquants de votre parcours à HEC vous ont le plus aidé pour la suite de votre carrière en finance ?

En toute franchise, j’ai davantage appris en finance d’entreprise en fichant certains manuels fournis par l’école (Vernimmen), en m’imprègnant d’autres supports de préparation et en passant des entretiens blancs qu’en cours magistraux à HEC. Ceci étant, il est clair que les cours de finance d’entreprise et de comptabilité fournissent des bases académiques, qui doivent être complétées par un travail autonome.

Si vous deviez revenir sur votre parcours académique, y a-t-il des choix ou des expériences que vous auriez abordés différemment ?

Je ne pense pas. Je me suis beaucoup investi dans la vie associative et sportive de mon école et j’aurais eu des regrets si j’avais dû y consacrer moins de temps. Je pense qu’il y a un temps pour tout et qu’en école il faut profiter de ce qui nous est proposé (compétitions sportives, voyages, soirées, échanges à l’étranger) pour développer des amitiés, avant de se projetter dans la vie professionnelle.

Vos stages : M&A et private equity

Votre premier stage en M&A Large Cap vous a permis de découvrir les rouages du métier. Quelles compétences clés avez-vous développées lors de cette expérience ?

J’ai essentiellement progressé en bureautique car c’était ma première expérience significative. Je partais de loin et j’ai beaucoup appris sur PPT, Excel, outils à travers lesquels j’ai pu mieux comprendre certains concepts théoriques vus en école.

Vous avez également travaillé dans un fonds de private equity Mid Cap. Quelles différences majeures avez-vous constatées entre le M&A et le private equity, que ce soit dans l’approche ou les responsabilités ?

Je pense que ces différences sont très variables d’une banque et d’un fonds à l’autre. En ce qui me concerne, je trouve que j’ai été beaucoup plus responsabilisé lors de mon stage en M&A qu’en Private Equity. En banque il m’arrivait plusieurs fois de préparer des pitchs en direct avec des MDs, d’aider des analystes sur des modèles, là où en fonds j’ai essentiellement analysé des Infos Memos, fait des screening de sociétés, et, occasionnellement, participé à la rédaction de notes pour des comités d’investissement. Lors de mes 6 mois en fonds il n’y pas eu de deals très avancés voire réalisés, donc l’intérêt était assez réduit, même si c’est essentiellement dû au caractère cyclique du métier.

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants pour maximiser l’impact de leurs stages et se préparer au mieux pour le monde de la finance ?

Je pense que le plus important est d’abord de bien se renseigner en amont sur les attentes d’une banque à l’autre/d’un fonds à l’autre qui peuvent varier sensiblement en termes d’exposition, de rythme, de secteurs couverts, d’atmosphère etc. Pour cela le mieux est d’interroger d’anciens stagiaires. Ce travail préparatoire est indispensable car le même stage peut ne pas convenir à deux étudiants intéressés par la finance mais aux tempéraments distincts. Ensuite, je pense que si les bases de la finance d’entreprise doivent être maîtrisées avant d’arriver (sans pour autant être CFA niveau III), il est primordial d’être à l’aise avec Excel pour pouvoir progresser très rapidement et gagner du temps lors des différentes tâches à réaliser en stage.

Votre rôle actuel en M&A

Vous travaillez actuellement dans une banque française en M&A Large Cap, au sein de l’équipe Consumer, Retail & Luxury. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce secteur, et quelles spécificités le rendent unique par rapport à d’autres industries ?

J’aime travailler pour des sociétés que je connais initialement en étant moi-même un client : que ce soit pour l’électroménager à la maison, les courses dans la grande distribution et les groupes de luxe qui vendent des marques que j’affectionne, c’est souvent plus intéressant de travailler pour des sociétés que l’on connaît en tant que consommateur. C’est un secteur assez diversifié : la grande distribution est intrinsèquement résiliente et a vu des mouvements de consolidation significatifs ces dernières années, là où le consumer et surtout le luxe sont davantage sensibles aux cycles économiques. C’était important de me spécialiser tôt car avec les années on maîtrise de mieux en mieux les différents marchés à couvrir.

Pouvez-vous nous donner un aperçu de votre quotidien en M&A ? Quelles sont vos principales responsabilités et les défis que vous rencontrez ?

En moyenne je travaille sur un mandat live + 2/3 pitchs. Concrètement cela se matérialise par un agenda assez flexible sur la préparation des pitchs (sauf quand la date du rdv client est très resserrée par rapport au début du staffing), qui permet de s’organiser de manière autonome, et le reste du temps être très pris par des demandes en direct sur un mandat, qu’elles viennent du client, de l’acheteur, des autres conseils etc. Je dirais donc qu’il n’y a pas de journée type, mais que dans les grandes lignes, on consacre l’essentiel de son temps sur des mandats et que le reste on s’organise pour avancer sur des sujets marketing. De ce fait, il est primordial de bien répartir les priorités dans les différentes demandes que l’on a au quotidien, et de travailler en groupe, que ce soit avec un associate/VP sur un modèle ou encore avec un stagiaire sur des recherches/pages à produire (notamment lors de la production d’Info Memo).

Avec l’évolution de votre carrière, quelles nouvelles responsabilités ou compétences souhaitez-vous développer dans les années à venir ?

Je souhaite à court terme poursuivre mon apprentissage en modélisation et à moyen terme améliorer mes connaissances sur des verticales qui me plaisent (ex: le luxe, la cosmétique, les spiritueux) pour à long terme développer de bonnes compétences commerciales.

Conseils pour les étudiants

Quels conseils pratiques donneriez-vous aux étudiants pour réussir leurs candidatures et se démarquer en entretien dans des domaines aussi compétitifs que le M&A ou le private equity ?

Le principal conseil que je donnerais serait de développer son réseau pour pouvoir décrocher des entretiens. Aller aux différents forums, échanger avec des banquiers, des investisseurs, solliciter des anciens de son école, sont les meilleurs moyens pour en savoir davantage sur un métier, éventuellement renforcer sa motivation et le cas échéant être rappelé en entretien.

Pour en savoir plus

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