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Comment se préparer à un entretien en M&A ?

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Comment se préparer à un entretien en M&A ?

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Réussir un entretien en M&A, que ce soit pour un stage ou un CDI, exige bien plus que de savoir dérouler un DCF ou réciter une définition du goodwill.

En face de vous, vous avez des professionnels qui évaluent, en 30 à 45 minutes, votre capacité à rejoindre une équipe où l’on attend rigueur, endurance, technicité et maturité dès le premier jour.

Les banques d’affaires, en particulier les équipes M&A, recherchent des profils capables de :

  • Comprendre rapidement les enjeux d’un deal,
  • Structurer leur pensée sous pression,
  • Travailler avec exigence dans un environnement instable et chargé,
  • Et surtout, représenter l’équipe devant des clients de haut niveau.

Un bon CV ou une école prestigieuse ne suffisent pas. Ce qui fait la différence à ce niveau, c’est le niveau de préparation, la capacité à anticiper les attentes, et à performer avec calme sur des questions parfois déstabilisantes, que ce soit sur un bridge Equity Value / Enterprise Value, sur une logique stratégique de build-up, ou sur un deal que vous devez pitcher.

Comprendre les attentes concrètes des recruteurs en M&A

Les entretiens M&A, en particulier en banque d’affaires à Paris, suivent une grille d’évaluation implicite mais très structurée. Pour maximiser vos chances, vous devez comprendre exactement ce que les recruteurs cherchent à évaluer, au-delà de la seule “bonne réponse”.

Voici les dimensions clés sur lesquelles vous serez jugé :

1. Solide compréhension technique

Vous êtes censé arriver en entretien avec une maîtrise complète des fondamentaux techniques. Cela inclut notamment :

  • Le bridge entre l’Equity Value et l’Enterprise Value, et les ajustements usuels (trésorerie, dette, intérêts minoritaires, provisions, etc.)
  • Les méthodes de valorisation (DCF, comparables boursiers, transactions précédentes) et leurs limites
  • Le raisonnement derrière un LBO simplifié ou un Paper LBO
  • Le compte de résultat, le BFR, la structure bilantielle
  • Les effets de dilution, M&A accretive/dilutive, ou encore les logiques de synergies

Ce que le recruteur cherche : Est-ce que vous comprenez les mécanismes de base ? Est-ce que vous savez les expliquer simplement ?

2. Capacité à raisonner sous pression

Un bon candidat en M&A est capable de :

  • Prendre une hypothèse floue et structurer une réponse claire
  • Réagir à une contradiction ou un “twist” dans une étude de cas
  • Poser les bonnes questions quand une information manque

C’est ce qui est testé dans les fameuses questions “brutes” ou “pragmatiques” : “Est-ce que ce deal a du sens ?”, “Combien de fichiers l’équipe peut traiter en parallèle ?”, ou “Pourquoi telle banque est sur ce deal ?”.

3. Maturité business et crédibilité client

La banque d’affaires ne vend pas des modèles Excel, mais des conseils à des dirigeants. Cela suppose que vous soyez capable de :

  • Montrer que vous comprenez les logiques stratégiques derrière un deal (build-up, carve-out, IPO, sortie de fonds…)
  • Parler de secteurs et d’actualités financières avec justesse
  • Pitcher une entreprise de manière crédible

Le recruteur évalue ici votre capacité à être staffé face à un client sans faire perdre de temps à l’équipe.

4. Attitude, posture et endurance

Enfin, vous êtes aussi évalué sur :

  • Votre ton, votre niveau de stress, votre capacité à encaisser des questions dures
  • Votre attitude face à la difficulté : est-ce que vous craquez ou vous adaptez ?
  • Votre résilience perçue, car les équipes cherchent des profils “fiables” sur la durée

Un candidat qui perd ses moyens dès la première relance aura du mal à inspirer confiance.

Structurer une préparation efficace (et réaliste)

Réussir un entretien en M&A ne s’improvise pas. Mais face à l’intensité de la concurrence et à la densité des exigences, il est important de structurer sa préparation intelligemment. Voici une approche rigoureuse et pragmatique adoptée par les candidats les plus performants.

1. Poser un diagnostic initial

Avant toute chose, évaluez objectivement votre niveau sur trois axes :

  • Technique : maîtrisez-vous les bridges, les méthodes de valorisation, les LBO ?
  • Fit : êtes-vous capable d’articuler votre parcours et vos motivations de manière fluide, en lien avec les attentes M&A ?
  • Confiance en vous / rythme oral : êtes-vous à l’aise face à des interlocuteurs seniors ? Gérez-vous la pression ?

Cela permet de savoir où concentrer vos efforts et d’éviter les erreurs de priorité (comme passer 20h à faire du DCF si votre pitch personnel est incohérent).

2. Monter en compétence technique

L’approche recommandée pour devenir solide techniquement :

  • Revoir les bases en priorité : le guide Crack-It sur le bridge EV/Equity, les multiples, les logiques de dilution, etc.
  • Travailler par blocs : par exemple, une session sur les comparables, une autre sur le DCF, puis une sur les modèles LBO.
  • Utiliser des QCM et des drills courts pour renforcer les automatismes (disponibles dans la formation Crack-It)
  • Faire 2 à 3 Paper LBO par semaine en format chronométré (20 à 30 minutes max), pour vous préparer aux épreuves rapides

3. Préparer les questions de fit de manière stratégique

Ne récitez pas un discours générique. En M&A, vos réponses doivent être :

  • Alignées sur la banque visée (ex. : un discours différent pour Lazard que pour Citi)
  • Ancrées dans votre expérience passée
  • Cohérentes dans la timeline (parcours + projection)

Exemples de questions fréquentes à préparer :

  • Pourquoi l’IB et pas la stratégie ou le PE ?
  • Pourquoi cette banque précisément ?
  • Décrivez une situation de pression intense (évalué sur sang-froid et prise de recul)
  • Quel est le deal que vous suivez en ce moment ?

Crack-It propose une compilation exclusive des questions tombées en 2024 et 2025 par banque.

4. S’entraîner en conditions réelles

Il est fondamental de simuler des entretiens avec des personnes qui vous challengeront :

  • Soit avec un coach professionnel issu du M&A (disponibles sur Crack-It)
  • Soit en passant des entretiens réels dans des boutiques moins sélectives (pour s’aguerrir, sans enjeu direct)

Astuce : commencez par des structures Tier 3 / Tier 2 pour monter progressivement en intensité avant vos vrais entretiens ciblés.

5. Garder une régularité réaliste

Mieux vaut 2 heures de préparation par jour pendant 4 semaines que 3 nuits blanches la veille. Un plan de travail bien structuré ressemble à :

SemaineObjectif
Semaine 1Revue technique + positionnement de votre storytelling
Semaine 2Drills LBO + entretiens blancs “fit only”
Semaine 3Cas complets + questions de marché
Semaine 4Répétitions complètes avec coachs ou pairs

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

Même avec un bon niveau technique et une forte motivation, certaines erreurs éliminatoires reviennent systématiquement en entretien M&A. Les identifier à l’avance permet de gagner un temps précieux et d’éviter de “saboter” un entretien autrement réussi.

1. Être trop scolaire ou robotique

Un candidat qui récite son cours de finance sans montrer de sens business ou de capacité de raisonnement autonome est systématiquement recalé.
Les interviewers attendent de vous que vous compreniez le pourquoi derrière les chiffres, pas juste les formules.

À éviter :

« J’applique la formule du DCF, donc j’actualise les flux de trésorerie à un taux… »
À dire :
« Ici, le DCF met en évidence la dépendance au taux de croissance terminale. C’est cohérent avec une société en phase de maturité, mais… »

2. Ne pas adapter ses réponses à la banque

Les banquiers remarquent immédiatement une candidature générique. Il faut adapter :

  • Vos raisons de postuler à la banque (référence à ses deals, à son positionnement sectoriel…)
  • Votre discours au style de la maison (ex. : plus analytique chez Rothschild, plus orienté process chez Citi)

Erreur typique : répondre la même chose à “Pourquoi Lazard ?” et “Pourquoi HSBC ?”

3. Mal raconter son parcours

Une présentation confuse, trop longue ou désorganisée peut faire chuter une bonne candidature. En M&A, le storytelling est une compétence attendue : on veut des profils capables de pitcher un deal… ou leur propre trajectoire.

Bon réflexe : structurer la présentation de soi en 3 parties :

  1. Ce que j’ai fait (parcours)
  2. Pourquoi cela m’a conduit vers l’IB
  3. Pourquoi cette banque / ce poste

4. Négliger l’intensité de la préparation

Beaucoup de candidats pensent qu’avoir un “bon profil” (HEC, ESSEC, X, Ponts…) suffit. Or, les bons profils sont nombreux : ce qui fait la différence, c’est la rigueur et l’intensité de la préparation.

Ne pas s’entraîner en conditions réelles, ne pas connaître les questions tombées récemment, ou ne pas s’être testé sur des paper LBO = erreur fatale.

5. Sous-estimer les tests ou les tours juniors

Certains pensent que seul le tour VP/MD compte. C’est faux.

  • Le premier tour est souvent éliminatoire, notamment en fit
  • Les analystes sont ceux qui vous noteront sur la crédibilité et la cohérence de votre discours
  • Les tests Excel ou LBO sont parfois bloquants : sans minimum requis, pas d’accès aux entretiens

Les meilleures ressources pour se préparer

La préparation à un entretien M&A ne s’improvise pas. Il faut combiner plusieurs types de ressources, et sélectionner les plus pertinentes selon votre niveau, votre calendrier, et votre objectif (stage, CDI, M&A mid-cap, large cap, etc.).

1. Les ressources techniques

Livres de référence

  • Investment Banking – Rosenbaum & Pearl
    La référence absolue pour comprendre les méthodes de valorisation (DCF, comparables, transactions, LBO).
  • Breaking into Wall Street – Guides techniques
    Très utile pour les étudiants qui veulent maîtriser les bases des modèles Excel ou les questions classiques.

Guides et synthèses

  • Crack-It – Guide complet de préparation M&A
    Le guide le plus structuré pour les étudiants français. Tous les modules clés y sont abordés : valorisation, LBO, process, structuration des réponses, tests Excel, etc.
  • Wall Street Prep / M&I
    Bon complément, mais attention : certaines références (notamment fiscales, comptables ou de process) sont spécifiques aux États-Unis.

2. Les ressources de pratique réelle

Compilations de comptes rendus d’entretien

  • Crack-It – Compilations M&A Mid Cap et Large Cap
    Regroupe des centaines de comptes rendus d’étudiants passés par Rothschild, Lazard, BNP, Messier, Bryan Garnier, JPM, Citi, etc.
    Cela permet de cibler les questions exactes tombées et de se familiariser avec le style de chaque banque.

Coaching par des professionnels

  • Coachs M&A sur Crack-It
    Banquiers en poste chez Centerview, Evercore, BofA, etc.
    Un excellent moyen de se faire challenger sur ses réponses, d’améliorer son storytelling, et d’anticiper les red flags.

Entraînement en autonomie

  • Études de cas en libre accès
    Crack-It référence plusieurs cas tombés dans les entretiens, en particulier pour les tests LBO, Q&A Excel, ou logique financière.
  • Préparation en conditions réelles
    Faire des entretiens dans des boutiques moins sélectives pour s’entraîner (cf. Partie 2). Cela permet d’arriver affûté le jour J face aux Tier 1.

S’entraîner efficacement avec ou sans coach

Il ne suffit pas de lire des fiches ou de regarder des vidéos YouTube pour réussir un entretien en M&A. Le véritable saut de performance vient de l’entraînement actif, en conditions réelles ou simulées. Cette étape est souvent sous-estimée, alors qu’elle fait la différence entre un bon candidat et un candidat recruté.

1. L’importance de la pratique orale

Beaucoup d’étudiants savent « sur le papier », mais échouent à formuler des réponses claires, structurées et convaincantes à l’oral. Le but de l’entraînement est triple :

  • Structurer votre pensée rapidement
  • Être percutant sans réciter
  • Gérer la pression, le stress et les relances du banquier

Un bon entraînement permet aussi d’identifier vos réflexes faibles (ex. : surjustification, digressions, imprécision technique) et de les corriger.

2. Travailler avec un coach professionnel

Travailler avec un banquier en poste ou un alumni expérimenté est l’option la plus efficace :

  • Feedback personnalisé et sans complaisance
  • Simulation d’entretiens en condition réelle
  • Reformulation de vos réponses pour les rendre plus professionnelles
  • Connaissance fine des attentes spécifiques par banque (Rothschild vs Lazard vs JPM, etc.)

Sur Crack-It, plusieurs coachs M&A (en poste chez Centerview, Evercore, BofA, BNP, etc.) proposent des sessions 1-to-1 pour affiner votre préparation.

3. S’entraîner sans coach : comment maximiser vos chances

Si vous n’avez pas encore accès à un coach (budget, timing ou simple préférence personnelle), voici quelques stratégies efficaces :

Faire des entretiens dans des boutiques moins sélectives

  • Postulez à des petites boutiques M&A, à des banques locales ou à des stages de pré-M&A.
  • Cela vous permet de vous entraîner en situation réelle, avec un feedback implicite (avancé ou refusé) et de développer une aisance progressive.
  • Ces expériences peuvent aussi servir de tremplin vers un Tier 1.

S’entraîner avec des pairs exigeants

  • Créez un petit groupe de préparation entre étudiants HEC, ESCP, ESSEC, etc.
  • Enregistrez-vous et critiquez-vous mutuellement.
  • Évitez les “faux coachings” entre amis complaisants.

Utiliser les comptes rendus Crack-It comme base d’entraînement

  • Lisez les questions tombées.
  • Rédigez vos propres réponses à l’écrit.
  • Reformulez-les à l’oral en vous chronométrant.
  • Rejouez les relances mentionnées par les anciens candidats.

Savoir se différencier face aux autres candidats

Lorsque vous postulez en M&A, vous êtes rarement en compétition avec des candidats faibles. Tous vos concurrents sortent des mêmes écoles que vous, ont lu les mêmes livres, suivi les mêmes formations, et maîtrisent les mêmes bases techniques. Pour tirer votre épingle du jeu, il faut dépasser les attentes standards et construire un positionnement distinctif.

1. Montrer une vraie maturité business

La majorité des candidats savent calculer un multiple ou dérouler un DCF. Très peu comprennent vraiment ce qu’est un deal réussi, un bon positionnement stratégique, ou une logique industrielle solide.

Apprenez à parler de stratégie de croissance, de synergies réalistes, d’intérêts actionnariaux, de logique de carve-out ou de build-up.

Montrez que vous avez compris l’impact d’un deal sur un actionnaire, un fondateur, ou un fonds de LBO.

2. Parler comme un banquier

Votre manière de vous exprimer est souvent plus différenciante que le fond. Apprenez à :

  • Utiliser le vocabulaire du métier : equity story, bridge to equity value, dilution, relution, carve-out, top-line, etc.
  • Être structuré à l’oral avec des phrases nettes, sans hésitations ni récitations
  • Avoir une posture professionnelle : calme, synthétique, crédible

Sur Crack-It, de nombreux candidats entraînés avec les comptes rendus apprennent à identifier les tournures utilisées par les banquiers dans leurs relances. C’est souvent là que tout se joue.

3. Développer un track record différenciant

Les recruteurs aiment les candidats « bruts » mais intelligents, mais encore plus ceux qui ont déjà fait leurs preuves.

Si vous avez fait un stage en Transaction Services, en PE ou dans une boutique M&A, vous pouvez déjà démontrer :

  • Que vous avez fait des slides
  • Que vous avez lu un IM
  • Que vous avez compris une modélisation
  • Et surtout : que vous savez comment fonctionne le staffing, les dynamiques internes et les deadlines

Ne sous-estimez jamais la puissance d’un retour d’expérience concret, même sur une mission courte ou secondaire.

Maîtriser les codes implicites du milieu

En M&A, il ne suffit pas de cocher les bonnes cases académiques et techniques. Le recrutement dans les meilleures banques repose aussi sur des codes implicites : des signaux faibles que seuls les initiés comprennent. Ces éléments sont rarement formulés explicitement, mais font la différence entre deux candidats techniquement équivalents.

1. Comprendre ce que les recruteurs veulent « vraiment »

Les recruteurs ne cherchent pas des robots qui déroulent des modèles. Ils veulent :

  • Des candidats fiables : à qui ils peuvent déléguer une tâche sans devoir la refaire.
  • Des profils agréables à staffer : discrets, rapides, et positifs malgré la pression.
  • Des gens intelligents sans être arrogants : capables d’apprendre vite, sans se croire au-dessus du process.

Le bon candidat, c’est celui dont un Associate dira en off : « Il est clean, sharp, et il va pas faire chier. »

2. Soigner son image et sa présentation

Même au premier tour, les recruteurs évaluent :

  • Votre ton de voix
  • Votre vocabulaire
  • Votre attitude générale
  • Votre tenue vestimentaire, même sur Zoom

Vous êtes évalué comme si vous alliez représenter la banque en réunion client. Il ne faut aucun faux pas.

3. Montrer que vous comprenez le “real life” du métier

Cela passe par :

  • Des références précises aux heures de travail, aux types de slides, aux dynamiques de staffing
  • Une conscience des réalités du quotidien, sans naïveté excessive
  • Des anecdotes crédibles (ex. : « J’ai assisté à un daily de coordination pour un CIM, c’est là que j’ai compris à quel point la fluidité dans l’équipe comptait. »)

Vous devez prouver que vous ne fantasmez pas le métier.

4. Rester humble, même avec un gros CV

Les recruteurs ont une aversion particulière pour :

  • Les élèves brillants mais trop scolaires
  • Les profils arrogants qui pensent que l’offre leur est due
  • Les discours qui manquent d’humilité ou de recul

À l’inverse, l’humilité lucide est souvent perçue comme un énorme signal positif.

Exploiter intelligemment les ressources disponibles

La qualité de ta préparation dépend en grande partie de ta capacité à utiliser efficacement ce qui existe déjà. Il ne s’agit pas seulement de « consommer » des contenus, mais de les intégrer de manière stratégique pour créer un avantage compétitif.

1. Accéder aux bons comptes rendus d’entretien

Les retours d’expérience concrets sont la meilleure façon d’anticiper les attentes spécifiques de chaque banque. En consultant les compilations de comptes rendus sur Crack-It, tu peux :

  • Identifier les questions les plus fréquentes (et les plus surprenantes)
  • Repérer les styles d’évaluation différents selon les banques (ex. : plus de fit chez Rothschild, plus de technique chez Lazard)
  • Comprendre la logique des enchaînements d’entretien (screening, rounds successifs, partner, etc.)

Ces retours sont des ressources premium : ils permettent de s’attaquer au cœur de ce qui différencie les candidats moyens des top candidats.

2. S’entraîner avec des coachs expérimentés

Passer par un coach M&A (idéalement un ancien banquier ou un étudiant qui a déjà reçu une offre) permet de :

  • Reproduire des conditions d’entretien réalistes
  • Être challengé sur ses réponses et ses zones grises
  • Gagner du temps en identifiant rapidement les erreurs critiques

Sur Crack-It, tu peux choisir parmi des coachs M&A en poste ou ex-banquier selon ta cible et ton budget.

3. Utiliser les études de cas en accès libre

Même sans budget, tu peux progresser via les ressources publiques :

  • Etudes de cas gratuites disponibles sur Crack-It et les forums comme Wall Street Oasis
  • Guides de préparation technique comme ceux de Wall Street Prep ou Breaking Into Wall Street
  • Chaînes YouTube de qualité pour revoir les fondamentaux (ex. : accretion/dilution, synergies, working capital, etc.)

Mais attention : il faut savoir trier l’information. Ne perds pas ton temps avec des contenus imprécis ou américains qui ne correspondent pas aux standards français.

4. Apprendre des autres candidats

Rejoins un forum ou un groupe d’entraînement avec d’autres étudiants motivés. Échanger avec des candidats qui préparent aussi les entretiens te permet de :

  • Partager des questions tombées récemment
  • Rejouer des entretiens blancs avec quelqu’un du même niveau
  • Te motiver sur le long terme

Sur Crack-It, un forum communautaire M&A est accessible aux membres pour mutualiser les insights et les dernières updates.

Créer un plan de préparation réaliste et gagnant

Réussir un entretien en M&A ne dépend pas uniquement de ton niveau académique ou de ton background. Ce qui compte, c’est ta capacité à structurer ta montée en compétence dans le temps, avec discipline et stratégie. Un bon plan de préparation te donne un cadre clair pour progresser sans te disperser.

1. Construire un rétroplanning sur 4 à 8 semaines

La majorité des candidats commencent à préparer trop tard, ou sans structuration. Voici un modèle de rétroplanning en 5 phases :

  1. Semaine 1 :
    • Réviser tous les fondamentaux techniques (DCF, multiples, LBO, etc.)
    • Lire les premiers comptes rendus d’entretien
    • Commencer à préparer ses réponses aux questions de fit
  2. Semaines 2 à 3 :
    • S’entraîner chaque jour sur un thème technique spécifique
    • Réaliser ses premiers entretiens blancs (même entre amis)
    • Corriger et affiner ses réponses aux questions de fit
  3. Semaine 4 :
    • Multiplier les entretiens blancs (idéalement avec un coach ou un ex-banquier)
    • Simuler des enchaînements complets : fit + technique + case study
  4. Semaine 5+ (si nécessaire) :
    • Cibler les banques les moins prioritaires pour faire des “entretiens d’échauffement”
    • Revoir les retours de chaque simulation pour corriger les points faibles
  5. Pré-entretiens :
    • Ne pas négliger l’état d’esprit : sommeil, clarté d’élocution, gestion du stress

2. Définir des objectifs concrets et mesurables

Exemples d’objectifs hebdomadaires :

  • “Avoir rédigé 10 réponses solides aux questions de fit les plus fréquentes”
  • “Avoir revu l’ensemble des concepts LBO + faire 3 exercices corrigés”
  • “Passer 4 mock interviews avec feedbacks détaillés”

L’objectif est d’éviter la procrastination et de t’auto-évaluer objectivement chaque semaine.

3. Optimiser la dernière ligne droite

À quelques jours des entretiens :

  • Relis les derniers comptes rendus des banques ciblées
  • Refais deux entretiens blancs complets
  • Prépare des réponses personnalisées par banque (Why Rothschild vs Why BNP ?)
  • Repose-toi : tu ne vas pas progresser en technique la veille, mais tu peux perdre en lucidité

4. Bonus : suivre son avancement avec un tableau de bord

Créer un Google Sheet ou Notion pour suivre :

  • Les questions tombées en mock
  • Les feedbacks obtenus
  • Les banques visées + statut (CV envoyé, call RH, entretien 1er tour, etc.)
  • Les réponses de fit par thème

Cela permet de te mettre en posture proactive, comme un project manager de ta propre réussite.

Conclusion : Anticipe, structure, répète – puis exécute

Préparer un entretien en M&A, ce n’est pas seulement apprendre des concepts techniques : c’est apprendre à te vendre, à raisonner sous pression, à défendre des décisions chiffrées, et à démontrer un esprit structuré.

Les candidats qui réussissent ne sont pas toujours ceux qui brillent sur le papier, mais ceux qui ont su anticiper les attentes, s’entraîner intelligemment, et tirer des enseignements concrets de chaque simulation.

Crack-It te propose l’ensemble des ressources nécessaires :
Comptes rendus d’entretien par banque (mid et large cap)
Formation complète M&A, avec modules fit + technique + LBO
Coachs issus du secteur, pour t’entraîner dans des conditions réelles

Dans ce secteur ultra-compétitif, c’est ta capacité à exécuter un plan cohérent, à répéter dans des conditions réelles et à faire preuve d’autocritique qui fera la différence.

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